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Adel SOUDANI, Université de Monastir en Tunisie

Theme: Transport des images et qualité du service dans les réseaux de capteurs sans fil
Date: mardi 2 juin à 10h00 en salle T312 du Laboratoire TIMA

Biography

Adel SOUDANI, a obtenu son diplôme de Docteur (février 2003) en Electronique et en Génie Electrique respectivement de l’Université de Monastir en Tunisie et de l’Université Henri Poincaré Nancy I, France. Il est actuellement Maître-Assistant à l’Université de Sousse ( ISSAT de Sousse) et responsable de l’équipe « Systèmes de Communication et qualité du service (SC-QoS) » du Laboratoire d'Electronique et de Microélectronique (EµE) de la Faculté des Sciences de Monastir. Ces activités de recherche concernent la gestion de la QoS dans les systèmes embarqués de communication et les applications multimédias. Il s’intéresse particulièrement à la vérification, implantation et analyse des performances des systèmes à contraintes de communication multiples. Il travaille en étroite collaboration avec le TIMA de Grenoble, Le Centre de Recherche en Automatique de Nancy (CRAN) et le Département de Technologie Electronique (DTE) de l’Université de Séville en Espagne.

Abstract

Parmi les nombreuses applications potentielles des réseaux de capteurs sans fil, celles utilisant des capteurs d'image sont appréciables pour tout ce qui concerne la détection, le dénombrement et la localisation d'objets par la vision. Mais la transmission d’images engage par nature beaucoup de paquets sur le réseau. En conséquence, les capteurs d’image et ceux relayant les paquets jusqu’au puits vont épuiser plus rapidement leur batterie que s’il s’agissait de collecter de simples données scalaires codées sur quelques octets (une mesure de température par exemple). S’il semble évident que des économies d’énergie peuvent être réalisées en comprimant l’image à la source, plusieurs travaux comme ceux de Ferrigno et al. ont montré que les algorithmes de compression classiques (JPEG, JPEG2000, SPIHT) coûtent plus d’énergie qu’ils ne permettent d’en gagner sur la transmission, surtout s’ils font l’objet d’une implantation logicielle. Ces résultats ont été confirmés par des expériences menées au CRAN et à l’EµE. Des gains d’énergie sont toutefois envisageables avec des algorithmes de compression de plus faible complexité (un simple sous-échantillonnage de l’image est rentable), au prix d’un rapport débit-distortion moindre. Mais le problème de la consommation d’énergie n’est pas qu’un problème de compression puisque les images, une fois compressées, sont extrêmement sensibles aux pertes de paquets (la compression consistant en effet à supprimer les redondances spatiales entre pixels voisins et/ou les redondances temporelles entre images consécutives, il est plus difficile de masquer visuellement les pixels manquants). Par incidence, le protocole de communication doit donc intégrer un mécanisme de correction d’erreurs pour que les images reçues puissent être visualisées avec une qualité suffisante. Que ce mécanisme soit basé sur des acquittements et des retransmissions de paquets ou sur des codes correcteurs d’erreurs, il entraîne un coût d’énergie qui doit rester inférieur aux gains obtenus grâce à la compression. La présentation focalisera sur ces points et discutera : • L’analyse des performances des implantations logicielles pour la compression et la transmission des images sur WSN. • L’apport d’une solution matérielle • Le problème de fiabilité de transport